Alors c’est très simple, les couleurs claires sont là où ça caille, les couleurs les plus chaudes sont là où il serait assez judicieux de se carapater en ce moment.
New Delhi est dans le vert clair, mais sur le plancher des vaches on est dans le brouillard. Un fog intense, mélange de pollution, de brouillard et de fumée qui s’échappe des milliers de braseros allumés à même le sol à tous les coins de rue. On fait du feu avec les détritus car le bois coûte cher (il a pris 20% en quelques jours et est surtout réservé à la crémation des morts)
Dimanche dernier: journée la plus froide en 42 ans, avec seulement trois degrés. On se moque ? Attends, mais ici il faut ajouter l’humidité de l’air qui rend le froid mordant et insidieux, et surtout l’absence de chauffage dans les maisons, les apparts et les bureaux. Les écoles à Delhi ont été fermées jusqu’au 15 janvier pour éviter une pneumonie aux élèves.
Mon appart est quelque part entre la Sibérie et le Canada; marcher pieds nus sur le sol vous expose à un arrêt cardiaque potentiel. Le risque: allumer des heures durant son chauffage électrique de poche qu’on s’arrache ces jours-ci au marché et voir les prises surchauffer, fondre, brûler et carboniser en dix minutes un appartement.
On va très bientôt se plaindre de la chaleur alors j’en profite maintenant pour me plaindre du froid. D’après les chauffeurs de rickshaws, messieurs météo dans l’âme, la bascule devrait intervenir le 26 janvier… A QUELLE HEURE S’IL VOUS PLAIT ?






























