Devine d’où je reviens ?
De Shimla, dans l’Etat de l’Himachal Pradesh (j’espère que tu n’as pas un cheveu sur la langue), à une heure d’avion de Delhi, mais c’est tout un cirque pour atterrir, tu vois, parce qu’il faut éviter ET la foudre ET les montagnes de la chaîne himalayenne. On a eu de la veine, on a évité les deux, le coucou à hélices s’est posé sur la nano piste qui surplombe un à-pic inoubliable si tu rates la manoeuvre. Sans vouloir dénoncer personne, certains passagers évoquaient à la fin l’hypothèse d’un retour en train… Il faut dire que si le pilote à l’étrange accent américano-hindi n’avait pas eu l’idée saugrenue de prendre la parole en pleines turbulences pour nous expliquer “qu’on allait essayer de ne pas abandonner” (???), on aurait déjà eu plus confiance.
Puis là à la sortie, comme un miracle, oui messieurs dames, un miracle. Trente degrés de moins ! L’air pur, l’odeur des pins tellement qu’on aurait juré avoir une pastille des Vosges dans la bouche, la pluie qui tombe sur le pare-brise du taxi, LE CHAUFFAGE dans la voiture. Et une fois passé l’orage, le ciel bleu au-dessus de la forêt (à Delhi le ciel bleu est jaune). Les étoiles la nuit, les couvertures, les chaussettes, les pulls. Ne me crie pas dessus que tu n’en peux plus de ton temps pourri à toi, à Delhi on devient tout mou comme le goudron qui fait des spaghettis aux pieds quand on marche dessus, et on souffre, on souffre (43 degrés à l’ombre ces temps-ci).
Et pour te prouver que je ne me suis pas échappée en Bavière:
Je te raconte tout à l’heure ce qu’on fait à Shimla le dimanche, tu vas voir c’est mieux que la messe.





Super ! tu as pu te remettre un peu de la chaleur ! Je comprend que cela puisse faire du bien d’avoir presque froid.
Seulement voilà, il faut le mériter ! avec un vol un peu hard !
J’espère que tu en as bien profité car d’après la météo la température pourrait atteindre 46° samedi à New Delhi. Bon et maintenant, la suite : que fait-on le dimanche à Shimla ?